Reves Factory
 

De nouveau sur les routes…

Jeudi 4 mars 2010
Dans la tourmente liée à l’affaire qui désormais nous oppose mon éditeur (Parigramme) et moi-même aux dirigeants du Marché Saint Pierre, on vient de me transmettre ce lien, un article sur TSFJazz signé Bob Garcia.

Puis un clin d’œil de Christina qui vient de lire Les Survivantes (Actes Sud). Merci à Fredo qui m’a transmis ce message, et à Christina.

Un commentaire sur ton groupe au sujet des Survivantes :

" Christina Pascal Fini : terrible, terrible, c’est terrible d’avoir aussi chaud alors qu’on est en pleine montagne et qu’il fait -10 !!! Impossible de le lacher, tellement prise dans l’ambiance trouble et lourde … j’ai fini en moins de 24h … Merci Lalie pour mes nuits ;-))))"


lundi 22 février 2010 clin d’œil et souvenirs de mon ami Fredo et de son amie Caroline présente à Chateaudun… cliquer donc ici

Dimanche 21 février 2010

À propos des Survivantes, j’ai reçu ce matin ce commentaire d’un de mes fidèles lecteurs, et comme il me pose des questions que certains me posent depuis quelque temps, j’ai décidé avec son accord de publier sa réaction et ma réponse.


Bonjour Lalie
Yeux grands ouverts, je viens de finir le dossier"242" sur la vie strasbourgeoise et les souterrains de la morgue de son hôpital….
Avec une plume acérée telle un scalpel, vous disséquez avec brio ! les progrès de la science. Quelle belle démonstration de bioéthique ! Quelle autopsie du corps médical !
Monstres sacrés, monstres cachés plein d’humanité, vous mettez votre lecteur dans la position du voyeur ou de la petite souris de laboratoire ! qui irait bien voir "ce qu’il s’y passe" mais brrr !! gare à elle aussi…..Vous nous en mettez plein la vue !
Cette fiction sur la science et ses progrès (allongement de la vie, canicule euthanasiante…) est-elle prémonitoire tel un rêve, dans la suite des œuvres à venir ? Contes philosophiques ? Ouvrages de science-fiction ? Chronique sociale ? (Mais chut ! l’ordre nouveau a l’œil sur vous !!!)
Tout cela pour vous remercier, car j’ai passé un moment bien accroché à cette lecture et qui se prolonge bien après la fin de ce livre. Il mériterait des débats ! J’espère que la presse se fera élogieuse pour ce livre super réussi ! afin qu’il touche un large public
Cordialement Laure Bellanger euh….Lalie…
Paul



Bonjour Paul,

Et merci pour ce premier retour.
Pour répondre à votre question, il ne s’agit pas d’un rêve prémonitoire – à ma connaissance, je n’ai encore jamais fait de tel rêve.
Mais assurément j’entame une nouvelle période dans mon écriture.
J’ai toujours plus ou moins mélangé les genres, ne respectant pas le cadre du roman policier au sens strict du terme, et mêlant anticipation ou fantastique, selon l’humeur et les personnages pouvant s’y prêter.
Ces derniers temps, j’ai eu beaucoup à réfléchir sur les notions de réel et de fiction, d’imaginaire. Je m’empare parfois de lieux existants, mais ce n’est que pour le décor. Je n’ai pas comme certains écrivains le goût de l’exactitude face au réel. Je prends appui sur un décor, une rue, un fait anodin, une parole entendue, pour mieux m’en écarter et transformer le tout.
Science-fiction ? Peut-être, mais pas au sens où elle s’est écrit et s’écrit encore. Chronique sociale, oui, au sens où le roman noir prend la température de son époque – pour autant, mon personne d’Anne Boher n’exerce à la morgue de Strasbourg que fictivement. Elle sert de miroir à des questions que se pose la société – la profession des soignants par exemple – mais ces questions sont vues à travers le prisme de la fiction. Quand j’éprouve le besoin de porter un point de vue sur le social, je le fais alors sous forme d’articles dans la presse ou d’essais.
Ainsi, lors de mon passage à la librairie Kléber à Strasbourg, je me suis aperçue que j’avais reconfiguré les lieux, la place Kléber… en déplaçant la statue. Je fais ça tout le temps. Je pars du réel et je le modifie, lui fait subir autant de distorsion que mon récit en réclame. Et puis, à cette occasion, quelqu’un me demande pourquoi j’ai choisi Strasbourg. J’aurais effectivement pu installer mon récit ailleurs, et même dans une ville totalement imaginaire. J’ai passé en 2008 deux jours à Strasbourg, une ville agréable, jolie, très cosy. Ce qui permet de mieux mettre en relief l’état de mon personnage Anne Boher qui perd pied et voit soudain tout de travers, même ce qui est beau devient laid. Si j’avais placé cette histoire dans une horrible ville, bien glauque, je n’aurais pas obtenu le même rendu, le même contraste. Ça aurait été "la faute" de la ville glauque.
Voilà à quoi me sert le réel : à mieux mettre en scène mes atmosphères et mes personnages dans la fiction. De là à songer à la science-fiction, qui est un genre que j’apprécie et qui me tente… nous verrons ça plus tard.
Pour finir, l’espace de la fiction doit conserver chez moi sa capacité à débrider l’imaginaire du lecteur – qu’il ne sache plus ce qui est du réel ou du fictif, qu’il en arrive même à ne plus s’intéresser à la question, et qu’il rebâtisse sa propre histoire. Et quand je vous lis, je me dis que ça a fonctionné, encore une fois, et ça, c’est cadeau pour l’écrivain.
Amitiés
Lalie


C’est reparti…

SIGNATURES EN LIBRAIRIE
pour la sortie de Les Survivantes , Actes Sud


Dimanche 7 mars
à la librairie page189 à partir de 16H00
189 rue faubourg Saint-Antoine, 75011 Paris

Mardi 23 mars
à la librairie Terminus Polar, 75011 Paris

A Pau- dates à confirmer
A la Librairie Tonnet

Ce qu’en dit la presse… A l’occasion d’une rencontre à la Librairie du Coin à Chateaudun : cliquer sur la photo pour lire l’article.

Concernant la rencontre qui s’est tenue à Strasbourg, à la librairie Kléber, un article doit paraître dans la revue Transversale et un portrait sera diffusé sur Alsace20… à suivre.

SIGNATURES EN SALON


13 et 14 mars, Polar’Encontre à Agen

9,10 et 11 avril, Quais du polars, à Lyon

24 et 25 avril, Mauves-en-noir, à Mauves-sur-Loire

8 et 9 mai, Salon du livre libertairee, espace blanc-manteau à Paris

22, 23 et 24 mai, à Penmarc’h, pour le Goéland Masqué

Le troisième week-end de juillet, à Concarneau, salon du chien jaune
30, 31 et 1er août, La Canourgue noire, en Lozère

1,2 et 3 octobre, Un Aller-Retour dans le noir, à Pau


Et peut-être aussi
Lamballe, mi novembre

***

Aux Malheurs des dames



ça continue… <br>

En sélection du prochain prix polar SNCF, pour voter : cliquer ici.

Il paraît qu’on en a parlé dans Télématin, l’émission de William Lemergye sur la 2.
Je dis "il paraît" car je n’ai rien vu ni entendu.
Et vous ?


PS : finalement, j’ai trouvé une info : c’était dans l’émission du 12 janvier et c’était le coup de coeur de Jérôme Cuvelier, libraire de La Manoeuvre, 58 rue de la roquette 75011 Paris. Merci Jérôme !

Have fun


Vos commentaires

 

Il n'y a pas encore de commentaire sur cet article

 

 

Un message, un commentaire ?

(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

 

Parlez-moi de vos rêves

Repondez au questionnaire sur les rêves


INFO minute

Pilon. Pour information, je viens d’apprendre que mon livre Vivre le rêve paru aux éditions (...)
Lire la suite

 

Peut-on rester lucide en rêvant ?

Science publique, une émission proposée par Michel Alberganti, en direct sur France Culture, le (...)
Lire la suite

 

Le rêve sur les bancs d’école

Article publié fin mai dernier, dans le hors série du Journal des grandes écoles suite à une (...)
Lire la suite

 

La commercialisation du rêve, autre forme d’endoctrinement

J’ai entrepris de publier sur le site Agoravox, dans la rubrique Tribune libre, une série (...)
Lire la suite

 

Un été en compagnie de Marie-France de Vaise

Un été en compagnie de Marie-France de Vaise

Qui est Marie-France de Vaise ? Artiste dans l’âme, son coeur balance depuis toujours entre la danse et le dessin. Professeur de salsa et de danses afrocaribéennes, entre deux (...)


Lire la suite