Aujourd’hui, je n’ai vraiment rien à dire (mais demain, oui)
Tandis que nous investissons à nouveau les terrasses des cafés, j’ai pensé qu’il fallait prévoir une nouvelle garde-robe…
Les Habits Noirs

C’est une nouvelle Association dont le but, dans un premier temps, est l’édition de revues, livres et documents, mais aussi l’organisation d’évènements destinés à promouvoir le polar, le roman noir et le roman populaire, sous toutes leurs formes.
Imaginés par Jean-Bernard Pouy, Marc Villard, Stéphanie Delestré, Clémentine Thiébault, relayés par ses premiers adhérents : Francis Mizio, Caryl Férey, Alice Varenne et moi-même, Les Habits Noirs vont, dans les mois à venir, être à l’origine de plusieurs manifestations. Le Noir s’éditera, mais se déclamera aussi avec des comédiens, s’exposera – films, vidéos et autres perspectives artistiques – ou se fera complice de musiciens et chanteurs. Autant d’occasions qui vous permettront d’enfiler vos propres habits noirs.
Sur le site de Noircommepolar, ainsi que sur le mien, vous pourrez suivre l’évolution de cette association de (bien) malfaiteurs du Noir, qui n’en pouvaient plus de voir certains dormir et ensommeiller pour les décennies à venir cette littérature. Après tout, il fut un temps où la Série Noire nous promettait des nuits blanches.
Après le Noir, mettez-vous au Rose

Si le Noir vous semble inapproprié en cette saison, rabattez-vous sur le rose et découvrez ce qui se passe pour les femmes qui relèvent la tête depuis cette région d’Inde considérée comme la plus pauvre, l’Uttar Pradesh.
Mon clin d’œil en soutien à ces femmes… puisque nous voilà en mai, et qu’à grands renforts d’ouvrages et d’émissions, nous commémorons très calmement Mai 68, et ce qu’il nous reste de sa révolution. Il est vrai qu’une grande partie de la France revient de vacances, et s’apprête à repartir en congés et autres RTT de ce joli mois de mai, ce qui n’est certes pas là le temps idoine pour des grèves et des revendications, que j’imagine donc renvoyées aux calanques grecques.
Le Pink Gang
Lu sur Radio Air libre : "Elles s’habillent en saris rose bonbon, mais leur réputation est loin d’être tendre. Ce sont les justicières roses, membres d’un groupe décidé à extirper la corruption des forces de police et à appliquer une justice impitoyable aux coupables de violence domestique ou d’abus sexuel.
Elles sévissent dans l’état d’Uttar Pradesh au nord de l’Inde. Elles ont choisi le rose comme emblème de leur combat et peuvent compter dans leurs rangs, plusieurs centaines de militantes.
Elles sont armées de lathi - les bâtons traditionnels - qui servent à battre les hommes qui ont abusé de leurs épouses ou les ont abandonnées, et aussi à tabasser les policiers qui ont refusé d’enregistrer des plaintes pour viol.
Le groupe, qui s’est formé il y a deux ans, malgré que ses membres soient issus des plus basses castes de la société indienne, est même parvenu à dénoncer les malversations des politiciens corrompus.
Depuis sa création, le Pink Gang, comme elles s’appellent, a été frappé par une série d’accusations criminelles, mais elles tiennent bon et résistent aux menaces.
Du Noir au Rose, nous voilà rhabillés pour les mois à venir.
Voilà j’avais envie de parler du courage de ces femmes de ce vaste et complexe pays qu’est l’Inde. Surtout quand la question des droits des femmes - et donc des hommes - et de la liberté à jouir de leur corps est constamment remise en question en Occident.
Voir les manifestations aux Etats-Unis, mais aussi un peu partout en Europe, et la récente contestation canadienne… Evocation d’une époque que je croyais pourtant révolue. À frémir, non ?

J’aimerais bien voir les mêmes marcher pour la vie des peuples qui crèvent sous les dictatures et les guerres. Une autre fois, peut-être.
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