Polar Reves Factory

Je n’ai vraiment rien à dire aujourd’hui

""JE VOUS SOUHAITE UNE ANNÉE DE RÊVE !""

et j’en profite pour remercier de leur `commentaire à ma recette (ci-dessous) et surtout de leur soutien : Fredo, Caro et Karine…

ça fait du bien.

Je vous retrouve dans quelques jours, en attendant, je laisse encore cette recette, indigeste il est vrai, mais vous en avez vu d’autres durant cette période de fêtes, non ?

La recette de l’auteur marron

Prenez un auteur, de bonne facture.
(à titre d’exemple, uniquement, prenez Lalie Walker)
Adjoignez-lui un éditeur, petit ou grand, la taille n’ayant somme toute guère d’importance.
(à titre d’exemple, uniquement, prenez Hors Commerce, celui qui, malgré tout ce qui s’en suivra, m’a publié mes premiers romans)
Mixez les deux, il en sortira l’espoir d’une publication, celle du manuscrit de l’auteur qui commence à croire à sa bonne étoile.
Laissez reposer, le temps de lire le contrat, d’oser ou non le négocier, et de le signer.
À feu doux, faire longuement mijoter les termes dudit contrat, et le fol espoir de voir votre œuvre en tête de gondole.
(nécessité d’être idéaliste, confiant ou encore, rapport à l’exemple choisi plus haut, de changer d’éditeur)
Touiller. Puis, rapidement, ajouter un service de presse, une liste de contacts, des possibilités de dédicace, l’éditeur est engagé à votre promotion, mais néanmoins comptez sur vos propres ressources en la matière, c’est plus sûr.
(l’union faisant parfois la force, ça ne mange pas de pain)
Augmentez le feu durant quelques mois. Au plus, une année, soyez patient, c’est la loi des plannings en ce domaine.
Là, goûtez : vous commencez à croire que vous êtes un auteur, et que le mot contrat signifie finalement quelque chose, puisque le droit est l’un des fondamentaux de notre démocratie.
Baissez le feu : tout cela n’est que fol espoir, justement.
Remuez autant que possible le fond de la casserole : espoirs et contrats attachent. Vos droits annuels n’arrivent pas ou plus jusqu’à votre boîte à lettres ; vous ignorez l’état de vos ventes, et ce que fait l’éditeur pour honorer sa part du contrat dès lors que vous lui avez cédé vos droits.
Ruminez à nouveau les termes de votre contrat, au mieux, les fameux 10 % sur les ventes à venir, faut-il encore qu’ils parviennent jusqu’à vous. Et pour se faire, faudrait-il que vous ayez, soit vendu quelque livre et, partant, remboursé votre avance sur droits, et vendu encore un peu plus que quelque livre pour avoir un compte créditeur.
Mastiquez la difficulté à faire entendre à l’éditeur qu’il vous oublie, vous néglige, vous spolie.
Digérez votre déception et votre colère, votre impuissance face à une situation qui paraissait pourtant prometteuse. Foi d’éditeur. Et rêve d’écrivain.
Faites macérer ce qu’il vous reste d’espoirs, et dites-vous qu’une mauvaise rencontre peut en cacher une autre. Moins pire, voire meilleure.

Soyez patient et compréhensif, vous demandera l’éditeur inapte à gérer sa société et au nom d’une dizaines de « bonnes » raisons il vous convaincra qu’il ne peut ni vous payer ce qu’il vous doit, ni aller à l’encontre de la volonté d’un marché ingrat à son égard. Tachez de bien le comprendre,les arguments sont nombreux et certains valides.
Il vous resteles yeux pour pleurer ou bien à en appeler à la justice.
Long, coûteux, épuisant par avance. Parfois nécessaire. Utile. Profitable.
Mais comme vous êtes un auteur marron, autrement dit désargenté, vous allez, là aussi, devoir patienter avant de vous faire représenter.
Autre école de la patience. Et puis votre rêve réclame toute votre énergie, alors vous laissez l’éditeur peu précautionneux de côté, momentanément, et vous vous concentrez sur vous.
Et ce qu’il reste de votre avenir prometteur.
Le temps passe.
Puis, un jour, vous apprenez que ledit éditeur se montre en salon littéraire, dans l’arrondissement de Jean Tibéri. Bien entendu, n’escomptez pas le croiser, votre éditeur amateur de marrons ne se rend pas aux mêmes salons que vous, évite la confrontration, et s’expose là où il peut encore le faire. En conclusion : il continue à publier, à éditer, et donc à vendre. À cuisiner et consommer autant d’auteurs marrons qu’il s’en présentera.
Et là, allez savoir pourquoi, ce jour-là, vous vous dites, basta !
Assez de flagornerie et d’irrespect, tant envers la matière première sans laquelle cette industrie du livre ne serait pas ce qu’elle est - vous, nous, les auteurs - qu’envers les autres éditeurs qui, eux, font bien leur boulot.
Voilà, aujourd’hui, j’en ai plus qu’assez de ce comportement à la limite de l’escroquerie et je vais donc rassembler énergie, temps et argent pour régler une situation qui, finalement, s’est stupidement dégradée.
En conclusion, gardez à l’esprit que pour être parfaite, la recette de l’auteur marron ne se concocte jamais sans un soupçon épicé de stupidité.
De gâchis.
Et en ces temps de fêtes, d’auteur à dinde aux marrons, il n’y avait qu’un pas sémantique à franchir. Au sens figuré comme aup propre.

Lalie Walker

PS : Un jour, je vous communiquerai la recette de l’auteur radieux. De l’éditeur respectueux et attentif, à ses intérêts comme à ceux de l’écrivain. Car, cela existe aussi.


Vos commentaires

 

Je n’ai vraiment rien à dire aujourd’hui par Fredo, le 3 janvier 2008 à 18:56    

Bon courage Lalie ! Fredo ;)

Je n’ai vraiment rien à dire aujourd’hui par caro, le 4 janvier 2008 à 13:47    

De tout coeur avec toi. T’as au moins trouvé la recette de l’auteur talentueux, marron peut-être mais talentueux.

Je n’ai vraiment rien à dire aujourd’hui par K, le 4 janvier 2008 à 16:50    

…. aux petits oignons ! et il viendra certainement se payer une tranche de lecture par ici ! Le voilà farci pour l’année à venir

Année 2008 fois plus belle pour toi ma chère lalie Photobucket

Je n’ai vraiment rien à dire aujourd’hui le 8 janvier 2008 à 00:59    

Ah bhé zut alors !!! et on peut faire quelque chose, comme bombarder le site internet de cet éditeur de faux messages, lancer des rumeurs sur le net, ou encore acheter le stock entier de vos livres puis ensuite gérer la pénurie et revendre au noir à des prix prohibitifs afin de remplumer votre tirelire. bon 2OO8 quand même !!!

Je n’ai vraiment rien à dire aujourd’hui par dusklight, le 10 janvier 2008 à 00:17    

voilà une bien triste recette qui fera le tour des cuisines afin de prévenir les jeunes auteurs qui n’aime pas les marrons. Bon courage pour la suite en tout cas.

Encore untout peutit peu de patience par Monjc, le 17 janvier 2008 à 10:03    

Je suis sur que la recette de l’auteur radieux est sur le feu et qu’il finit de mijoter. Ce sera une belle revanche

 

 

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